Espaces publics multi-sites sur le secteur Manufacture Plaine Achille

Maitre d’ouvrage : EPA de Saint-Étienne
Mandataire : Atelier de Montrottier, Collectif Virage
Co-traitants :
Virage (Atelier du Rouget, Atelier de Montrottier) + Ingérop
Budget :
6 070 000 €
Année :
Chantier en cours
Lieu :
ZAC Manufacture Plaine Achille, Saint-Étienne

 

La grande opération d’aménagement des espaces publics de la ZAC Manufacture Plaine Achille fait suite aux aménagements réalisés par Alexandre Chemetoff.

Cette nouvelle phase d’aménagement des espaces publics de la ZAC convoque une grande diversité des sujets et des sites : liaisons piétonnes entre le parc François Mitterrand et les arrêts de tramway, aménagements des abords d’opérations immobilières, construction d’une frange du quartier Manufacture, etc. Tous ces sujets invitent cependant à prendre position ; dans ce grand territoire à la forme urbaine décousue et aujourd’hui encore peu lisible ; afin d’assurer une cohérence globale de l’ensemble.

 

Le dessin général du projet urbain d’Alexandre Chemetoff tend à faire émerger un ordre géométrique sous-jacent “dans un paysage où tout semble avoir été disposé au hasard”. Celui-ci prend la forme d’un grand carroyage, structure isotrope, qui permet de passer entre les édifices existants et autorise une très grande porosité.

Dans la continuité des aménagements réalisés, le projet s’attache aujourd’hui à conforter la trame structurante déjà mise en place par un certain nombre d’affermissements et l’affirmation de singularités et d’intensités ponctuelles.

Chacun des sujets d’aménagement est pensé singulièrement, en tant que partie d’un système coordonné et hiérarchisé. Le projet apparaît comme une nouvelle “couche d’intervention” sur les aménagements existants, ayant pour vocation de les rendre plus intelligibles.

 

La question du traitement des marges est cœur du projet. D’abord parce que, très concrètement, les sujets “centraux” sont déjà livrés et que l’essentielle des interventions concernent les bords (ceux du parc sur la plaine, ceux de la Manufacture, ceux des opérations immobilières). Ensuite parce qu’à l’échelle de la forme urbaine comme à celle de la bordure, un travail de réglage fin, depuis les avoisinants vers le projet, reste à mener pour que la greffe prenne, au sein du secteur.

Ce travail de couture entre des géométries de quartiers fondamentalement différents, des sols et des édifices hétéroclites, nous invite utiliser la thématique du seuil. Ces éléments peuvent se penser comme des seuils, des appels, des transitions ou des réglages de géométries complexes. Ils se retrouvent à différentes échelles (réglage du calepinage, inflexion sur un parcours, ou seuil plus important d’entrée dans le parc par exemple).