Accord-cadre maîtrise d'œuvre urbaine

Maitre d’ouvrage : EPASE (Etablissement Public d’Aménageemnt de Saint-Etienne)
Mandataire :
– Atelier de Montrottier
Co-traitants :
Virage (Atelier de Montrottier, Atelier de L’Ourq, Atelier du Rouget)
+ Ingérop
+ Vraiment Vraiment
+ Atelier Georges
Montant de l’étude : 350 000 €HT
Année : 2018-2025
Lieu : 42000, Saint-Étienne

Le secteur nord-est a historiquement fonctionné comme un secteur de relégation des activités encombrantes de la ville : l’industrie d’abord, puis les zones d’activités, les grands équipements, etc.  Il en résulte aujourd’hui un tissu urbain décousu. L’absence d’urbanité du secteur s’explique en partie par la forte présence d’infrastructure liée à la position d’interface du secteur entre Saint-Etienne et sa périphérie, une architecture hétéroclite et des objets bâtis séparés par des étendues non qualifiées, la présence de grands équipements qui fonctionnent de façon ponctuelle et introvertie

Le travail mené par l’EPASE et Alexandre Chemetoff durant cette dernière décennie a permis de créer deux entités urbaines de grande qualité : le parc François Mitterrand d’un côté, et la Manufacture de l’autre. Néanmoins, ces « mondes » constitués se sont ajoutés à ceux qui préexistaient sur le secteur, sans permettre réellement de fabriquer du lien entre les différents éléments. Il en résulte une difficulté à se repérer dans ce vaste morceau de ville et surtout à le comprendre comme un tout cohérent et articulé.

L’enjeu d’imagibilité de la ville irrigue l’ensemble du plan guide, à toutes les échelles. À la plus grande échelle, il s’agit de considérer le quart nord-est comme un secteur traversé, entre centre-ville et périphérie, qui demande des séquences de qualité et des points de repère urbains ou paysagers. À l’échelle des quartiers, il s’agit de clarifier la hiérarchie et l’enchaînement des espaces, de contrecarrer à tout prix l’effet d’enclave ou de dilution de l’intensité urbaine.

Dans cette optique, le plan-guide comporte cinq axes stratégiques, déclinés en autant de cahiers.

D’abord le cahier « L’entrée en ville » traite des infrastructures et de mobilité en général, en insistant sur la capacité des projets liés aux déplacements à fabriquer des « foyers d’intensité urbaine », à court, moyen ou long terme.

Ensuite, nous avons identifié trois dynamiques de projet sur lesquelles nous appuyer en en augmentant la valeur urbaine : «  Bords de parc et cœur de parc » traite du parc François Mitterrand et des actions à mener pour une montée en usage comme une montée en visibilité ; « Accomplir et étendre le quartier créatif » développe les actions à mener pour ouvrir la Manufacture sur la ville ainsi que pour anticiper l’évolution du quartier créatif ; «  Accompagner l’effet tram » se penche sur les foyers de projet que révèle l’extension de la ligne 3 du tramway.

Dans un secteur fortement marqué par la présence de la Cité du Design, et au cœur de la première ville Design Unesco, il nous a semblé opportun de développer une réflexion autour de « Mettre le design au service du projet urbain ».

Enfin, deux thématiques transversales sont développées : la première concerne l’approche en matière de développement durable, la deuxième concerne la stratégie de construction ou de réhabilitation de logements, qui dans un contexte très fragile demande d’être reliée à une réflexion plus large, dépassant notre périmètre.